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Même plus peur ...

Comme une petite fée cachée, la peur a toujours un peu dicté ma vie. Au départ j’ai eu peur de me lancer dans l’écriture de ce blog. Peur de ne pas être légitime. Peur d’être jugée. Insidieuse et sournoise, elle a un peu paralysé mon parcours de jeune femme. J’ai longtemps eu peur de me lancer dans une histoire d’amour. Peur de me plonger dans la vie. Craignant l’échec et les déconvenues. Je ne sais pas exactement à quel moment j’ai désarmé mon âme. A quel moment j’ai baissé ma garde. Mais les plus belles choses me sont alors arrivées. Des choses simples. La vie tout simplement. Mais dans sa profondeur. Ne plus vivre à la surface. Mais donner une véritable chance à l’existence de nous surprendre. J’ai souvent eu l’impression que j’avais eu ma part. Ma part de chance. Que je n’avais pas le droit à plus. Je comprends aujourd’hui qu’on a toujours le droit à plus. J’ai enfin réussi à être moi-même. Imparfaite. Humaine. Vivante. Et parce que je nourris depuis longtemps quelques rêves cachés. Comme celui d’écrire un livre. J’ai enfin décidé de me lancer. De regrouper chacun de mes petits papiers griffonnés depuis toutes ces années. Et de la raconter cette jolie histoire qui sommeille en moi. Et que j’ai envie de partager depuis si longtemps. Je pense que ce blog m’aura permis de me rendre compte qu’il faut croire en ses rêves. Qu’il faut aussi essayer d’en réaliser quelques-uns. Je vous partage donc un extrait de ce qui sera mon premier roman. Peut-être que je trouverai un éditeur ou peut-être pas. Mais ce qui est sûr c’est que je le fais avant tout pour moi. Tu étais là en face de moi. Absente. Inerte. Perdue. Je ne comprenais pas pourquoi tu ne me posais aucune question. Pourquoi tu ne te connectais pas à moi. Je me suis sentie coupable. J’étais ta douleur. Je le sentais dans chacune de tes visites. La lourdeur du moment me pèse encore quelque fois lorsque je pense à toi. Parfois tu souriais, souvent tu pleurais. Tu étais mon inconnue. On me disait que tu étais ma mère. Mais rien dans tes gestes ne me le prouvait. J’avais aussi un peu de peine pour toi. Je me disais que la vie ne t’avait pas épargnée. Mais surtout je ne comprenais pas. Quelle maladie pouvait te rendre si absente. Pourquoi m’imposait-on ces visites? On me laissait seule avec mes questionnements. Je devais juste jouer le rôle de ta fille le temps de ces visites. Prétendre que l’on était liée par un lien invisible. Mais au fond de toi je suis sûre que tu ne te sentais pas plus liée à moi que je ne l’étais à toi. Et malgré cette peine que j’éprouvais parfois, je n’ai pas réussi à créer ce lien. Je n’ai pas réussi à te considérer comme ma mère. Je ne nous trouvais aucune ressemblance. Ces mots peuvent te paraitre cruels. Et peut-être le sont-ils. Mais ces instants ont marqué ma vie à jamais. La culpabilité s’est déposée sur moi et ne m’a plus jamais quittée.

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